Entretien avec Julien LABEYRIE, directeur général des services

Julien LABEYRIE présente la nouvelle organisation, les projets à venir et sa vision pour l'université.

Texte

Nommé directeur général des services début avril 2026, Julien LABEYRIE succède à Jean-Marie CROISSANT, qui a rejoint la direction de la filiale Assas Excecutive Education
À l'occasion d'un entretien, M. LABEYRIE présente la nouvelle organisation de la gouvernance, les projets à venir et sa vision pour l'université. 
Il détaille notamment les missions des trois nouvelles directions générales des services adjointes organisées autour de trois piliers moyens & finances, formation & vie étudiante et immobilier & logistique, créées dans le but de renforcer la coordination entre les services et améliorer le pilotage des projets.

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Julien Labey et les DGSArie


La direction générale des services s’est restructurée avec la mise en place de trois directions générales des services adjointes. Pouvez-vous nous présenter concrètement cette nouvelle organisation et la manière dont elle va fonctionner ?

La direction générale des services a en effet évolué récemment, avec la mise en place d’une organisation structurée autour de trois directions générales des services adjointes. Cette évolution s’inscrit dans une volonté de renforcer la coordination entre les services et de mieux accompagner les projets de l’université.
Concrètement, cette organisation repose désormais sur trois grands périmètres transversaux.
Un premier pôle, confié à Alain CORDIER, est consacré aux moyens et à la stratégie financière. Il coordonne à ce titre l’activité de la direction des affaires financières et de la direction des ressources humaines. Ce rapprochement permet de mieux articuler les enjeux budgétaires et les politiques de gestion des personnels, qui sont aujourd’hui étroitement liés.

Un deuxième pôle, porté par Bastien COUSAERT, concerne la formation, l’insertion professionnelle et la vie étudiante. Il s’appuie sur une direction des études et de la formation élargie qui intègre les enseignements numériques, sur la mission orientation-emploi, ainsi que sur le service de la vie étudiante. L’objectif est de proposer une approche plus globale du parcours de l’étudiant, de l’entrée à l’université jusqu’à son insertion professionnelle.

Enfin, Lauriane DEMEURE pilote un troisième pôle dédié à l’immobilier et à la logistique, en lien avec les enjeux de gestion et de développement des sites d’enseignement, ainsi que des conditions matérielles de fonctionnement de l’université.
Dans ce cadre, en tant que directeur général des services, mon rôle est d’assurer la cohérence d’ensemble de cette organisation, de veiller à la bonne articulation entre ces différents pôles et d’accompagner, avec les équipes, la mise en œuvre des orientations définies par la gouvernance de l’université.
Cette nouvelle structuration vise avant tout à fluidifier le fonctionnement de l’administration, à renforcer le travail collectif et à offrir davantage de lisibilité dans la conduite des projets.

Quels sont les objectifs poursuivis par cette nouvelle organisation et quelle philosophie a guidé sa mise en place ?

Cette réorganisation répond à deux grands enjeux qui structurent aujourd’hui l’environnement des universités.
Le premier tient à l’évolution du contexte dans lequel s’inscrit l’université Paris-Panthéon-Assas. Comme l’ensemble des établissements, elle est de plus en plus sollicitée sur la connaissance fine de ses activités, sur la soutenabilité de son offre de formation et sur sa trajectoire financière. Dans un contexte budgétaire national contraint, il est devenu essentiel de disposer d’une vision claire, partagée et durable de notre développement, afin de pouvoir dialoguer avec nos partenaires institutionnels et sécuriser les moyens nécessaires à notre fonctionnement.
Dans le même temps, l’université développe ses propres leviers d’action, notamment à travers ses ressources propres, comme en témoigne la création récente d’Assas Executive Education. Elle s’inscrit également dans une dynamique d’ouverture et de transformation, avec des partenariats structurants et une modernisation continue de ses organisations et de ses outils.
Dans ce contexte, il était nécessaire d’adapter la gouvernance administrative pour qu’elle soit pleinement en capacité d’accompagner ces évolutions. Le renforcement de la coordination entre les services constitue, à cet égard, un levier essentiel.
Le second enjeu concerne le rôle même de la direction générale des services, qui se situe à l’interface entre le politique et l’administratif. Notre responsabilité est de mettre en œuvre, avec l’ensemble des directions et des services, les orientations définies par les instances de l’université et son Président, tout en veillant à leur faisabilité opérationnelle.
La nouvelle organisation doit nous permettre d’anticiper davantage, de mieux prendre en compte les contraintes – qu’elles soient financières, réglementaires ou calendaires – et de favoriser une approche plus globale des projets. Elle doit également faciliter les remontées du terrain, afin que les besoins des services et des agents soient pleinement intégrés dans les décisions.
Je souhaite enfin souligner que cette évolution s’inscrit dans une continuité. Elle a été préparée avec Jean-Marie Croissant, et portée avec le soutien du Président de l’université, Stéphane Braconnier. Elle vise à doter l’établissement d’une organisation plus lisible et plus coordonnée, au service de ses ambitions.

Après avoir exercé les fonctions de DRH au sein de l’université, quel type de DGS souhaitez-vous être et quelle place souhaitez-vous accorder au dialogue avec les agents et les services ?

La direction générale des services a vocation à fonctionner de manière collégiale. C’est un point auquel je suis particulièrement attaché. Le rôle du DGS est bien sûr d’assurer une cohérence d’ensemble, mais cette cohérence se construit d’abord dans le dialogue avec les directeurs, les services et, plus largement, avec l’ensemble des agents.
Mon parcours de DRH, au sein de trois établissements, m’a naturellement sensibilisé à ces enjeux. Je conserverai un lien étroit avec les questions de ressources humaines, qui restent au cœur du fonctionnement de l’université. Je suis profondément convaincu que la qualité du dialogue social et de la concertation est un facteur déterminant de réussite pour les projets que nous portons.
Ces dernières années, nous avons pu, collectivement, ouvrir des chantiers importants, notamment en matière d’égalité professionnelle ou d’inclusion, et installer des espaces de discussion sur des sujets qui structurent la vie au travail. Ces dynamiques doivent être poursuivies et approfondies.
Dans une période de transformation comme celle que nous connaissons, il est essentiel de pouvoir s’appuyer sur des équipes engagées et sur un encadrement solide. À cet égard, la nomination de trois directeurs généraux des services adjoints issus de l’établissement constitue un véritable atout. Leur connaissance fine de l’université, leur maîtrise de leurs domaines et leur engagement sont des garanties de continuité et de stabilité, tout en permettant d’ouvrir de nouvelles perspectives.
L’enjeu, pour moi, est de faire de la direction générale des services un espace d’écoute, de coordination et d’appui, au service des agents et des projets de l’université.
 

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